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Le cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est la présence de cellules malignes dans le tissu de la prostate.

Fréquence

C'est la première cause de cancer chez l'homme, et le cancer le plus fréquent chez l'homme de plus de 50 ans.

  • Plus de 20.000 cas diagnostiqués chaque année chez l'homme.
  • Responsable d'une mort sur 10.
  • Ce cancer touche 75 hommes sur 100.000.
  • Exceptionnel avant 50 ans. Passé cet âge une consultation annuelle de dépistage doit être systématique avec toucher rectal et dosage des PSA. D'autant plus qu'il existe une prédisposition génétique (atteinte du père ou de la fratrie).
  • 70% des hommes de plus de 90 ans ont un cancer de la prostate. Celui-ci est d'évolution suffisamment lente pour qu'aucun traitement ni bilan ne soit entrepris.
  • L'âge moyen auquel le diagnostic est fait est de 74 ans.

Signes habituels

Le problème est que ce cancer ne se manifeste que par peu de signes, généralement à la suite d'une complication ou de l'extension de la tumeur ou de son volume important :

  • Une difficulté pour uriner.
  • Des douleurs du dos.
  • Du sang rouge dans les urines
  • Une gêne au niveau du siège en position assise
  • Des infections urinaires à répétition

C'est pourquoi le plus souvent, il s'agit de la découverte d'une grosse prostate lors de la visite de routine classique chez l'homme à partir de 50 ans ou lors d'une prise de sang systématique des PSA ou dans le cadre d'un check-up. Point sur le PSA : Son dosage est discuté et même reis en question :

Point sur le PSA :

D’après l’INCA, le PSA agit comme un marqueur tumoral, c’est-à-dire que sa présence en quantité plus grande que la normale peut signaler la présence d’un cancer.

Une valeur élevée du PSA ne veut pas nécessairement dire qu’un homme est atteint d’un cancer de la prostate. C’est la raison pour laquelle ce n’est pas le seul examen utilisé pour diagnostiquer un cancer de la prostate.

Un homme qui n’a pas de cancer peut avoir une valeur élevée du PSA (résultat dit « faux positif »). Et un homme qui est atteint d’un cancer peut avoir une valeur du PSA normal (résultat dit « faux négatif »).

Une valeur du PSA peut être temporairement élevée en raison d’une inflammation de la prostate (prostatite), ou si une échographie endorectale est réalisée. Certains médicaments employés pour le traitement d’affections bénignes de la prostate, réduisent de moitié la valeur du PSA. Un homme qui prend ces médicaments doit en informer le médecin afin que l’effet du médicament sur la valeur du PSA soit surveillé.

La valeur seuil de normalité du PSA la plus souvent retenue est de 4 ng/ml (elle dépend de la technique du test utilisé).

Certains pays ont abandonné ce dosage systématique. Il ne fait plus partie des « check-up »

Au cabinet

Lors de la visite de routine

  • Contrairement aux autres visites, le médecin au toucher rectal trouve une prostate plus dure et aux contours irréguliers.
  • Quand aux PSA que le médecin demande, elles sont anormalement augmentées. Un cancer à ses débuts est à craindre.
  • Le médecin vous fera faire un bilan local (échographie transrectale et biopsie ) suivi par un bilan d'extension si besoin.( scanner , IRM , scintigraphie osseuse etc …)

Bilan

Grâce à ces examens, on peut savoir rapidement :

  • le type de cellules cancéreuses
  • Le degré de différenciation (=capacité qu'ont les cellules malignes à se développer)
  • La taille de la tumeur
  • Le fait qu'elle dépasse ou non la coque prostatique
  • L'extension loco-régionale
  • La présence ou non de métastases.

Avec toutes ces données en main, et au vu de l'âge de la personne, la décision thérapeutique pourra être prise.

Traitement

Le traitement du cancer de la prostate varie en fonction de l’extension de la tumeur, de l’âge et des maladies associées.
Il n’est pas indispensable d’enlever la prostate malade. Elle peut bénéficier de rayons, de traitements par le froid (cryothérapie) et d’autres modalités existent.
Enlever la prostate est une chirurgie importante avec des conséquences qui peuvent gêner la vie quotidienne (incontinence urinaire, impuissance).
Si on va voir un urologue en premier, il y a de fortes chances qu’il propose d’enlever la prostate. Si on va voir un cancérologue radiothérapeute, il conservera la prostate. Il est nécessaire d’être bien informé des diverses possibilités et de participer au choix du traitement.